Villages remarquables

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L’Atrébatie est composée de 27 communes dotées d’un patrimoine architectural et historique riche. Nous nous proposons, le temps d’une balade balisée, de découvrir 12 villages remarquables que nous avons sélectionnés en suivant le symbole ci-contre.

 

Découvrir Aubigny-en-Artois

Maison retraite aubignyAubigny-en-Artois, bourg tranquille qui s’étire le long de la rive droite de la Scarpe. En flânant dans la partie la plus ancienne du bourg, on découvre des rues étroites et pittoresques. Vers 620, Saint-Kilien, Irlandais, vient habiter Aubigny. Eulfus, seigneur de l’endroit l’autorise à bâtir une église et fonder un monastère qui donne naissance au bourg. L’Eglise actuelle est composite, le haut chœur terminé par un chevet à 3 pans d’allure ogivale, date d’une reconstruction de 1525 par le prieur Jean de Nedonchel. Le prieuré, aujourd’hui maison de retraite est un bâtiment imposant d’architecture classique ; il est édifié en 1750 par des moines de l’abbaye de Mont-Saint-Eloi. Après la Révolution, il devient tour à tour filature, fabrique de chaussures puis hospice rural sous l’égide de la Charité de Saint-Vincent –de-Paul de 1878 à 1975. Face à la gare on aperçoit encore les enseignes des anciens hôtels pour voyageurs, vestiges d’un trafic ferroviaire animé. Le cimetière évoque les vicissitudes du XXème siècle, cimetières militaires britannique et français de la 1ère Guerre mondiale ainsi que les tombes des victimes civiles des 21 et 22 mai 1940. Une centaine de civils furent fusillés à la carrière de craie qui se trouve en direction de Cambligneul en représailles, par les troupes nazies.

Découvrir Avesnes-le-Comte

L’église Saint-Nicolas est classée depuis 1910. Roman et gothique flamboyant se mêlent harmonieusement dans ce monument dont la construction s’est échelonnée du XIIème siècle au XVIème siècle. Remarquez le soubassement en échiquier sur le mur extérieur à droite de l’entrée principale et à gauche de la petite entrée, le cadran solaire entouré des signes du zodiaque (1869). A l’intérieur, les colonnes supportent les voûtes dont les extrémités reposent sur des culs de lampes sculptés d’anges tenant les uns un écu, les autres un parchemin. Les chapiteaux sont très élégamment décorés de motifs floraux ou d’animaux. (Pour la visite en semaine, contacter la mairie et le week-end chez Mr Jean-Marie Deneuville 21 Grand Rue).

La légende de Saint-Nicolas. Les Avesnois possèdent une statuette représentant leur saint patron Saint-Nicolas. Cette statuette est classée depuis le 11 mai 1897. L’origine de cette statuette, véritable œuvre d’art, est peu connue. La légende raconte qu’il y a bien longtemps, à une époque où la région était ravagée par la guerre, trois notables de la cité furent pris en otage. Les otages, en remerciement de leur liberté retrouvée, offrirent cette statuette de Saint-Nicolas qu’ils avaient invoqué pendant leur captivité. Les nombreuses vitrines de la « Grand’Rue » témoignent d’un commerce florissant au début du XXème siècle. La place du marché aux bestiaux rappelle que ce bourg paisible, eut pendant longtemps une vocation agricole.

Découvrir Béthonsart

glise bthonsartVillage d’arrière front pendant la 1ère guerre mondiale ; les troupes basées sur la crête de Vimy venaient s’y reposer entre deux assauts. Des graffitis en témoignent sur les murs en calcaire de certains bâtiments. L’église dédiée à Sainte-Elisabeth du Hongrie fait partie du circuit des églises à flèche à crochets. En 1732, l’Abbé de Saint-Eloi fit, en accord avec les villageois, agrandir le chœur. graffiti bthonsart

Un ouvrier maçon de Maroeuil, en creusant, a heurté un petit pot de grès contenant 60 pièces d’or et quelques pièces d’argent (monnaie de France, d’Espagne, de Castille et du Portugal). Quinze jours après, le seigneur de Béthonsart est intervenu pour le partage de ce trésor : un tiers a été donné au maçon, et les deux autres tiers distribués aux plus pauvres du village. Dans la grande-rue, chapelle de style néo-roman.

Découvrir Berles-Monchel

175. Faade du chateauberlesLa Scarpe a sa source principale à Vaudelicourt, hameau de Berles. Sur le territoire de Berles, la rivière se grossit d’autres sources. La Chapelle de Vaudelicourt fut érigée au milieu du XVIIIème siècle. Mairie Berles MonchelAbandonnée en tant que lieu de culte, elle servira d’annexe à une exploitation agricole avant d’être  transformée en une curieuse maison d’habitation. Un peu plus loin la chapelle de Notre Dame de Lourdes est de style neogothique. L’Eglise Saint-Léger est constituée d’un clocher à contreforts diagonaux, d’un vaisseau à 3 nefs plus large que long. A l’intérieur, les nefs et le choeur sont du XVIIIème siècle. Le confessionnal et le maître–autel, qui proviennent de l’abbaye du Mont-Saint-Eloi sont d’époque Louis XV.

De la maison forte mentionnée au début du XIXème siècle, il ne subsiste qu’une porte piétonnière qui, depuis la rue donne accès à la cour du château. Bâti dans le style du XVIIIème siècle, le parc est conçu plus proche de la nature (parc aux essences rares, graffitis datant des 2 guerres mondiales sur certains arbres).

La mairie de Berles est la plus petite du Pas-de-Calais et des mariages peuvent encore y être célébrés. Le hameau de Monchel situé entre Berles et Berlette (Savy) s’organisait autour de l’imposante cense du chapitre (ferme Caresmel). En face de cette ferme, il y avait une impo rtante chapelle dédiée à Saint-Gengould ; détruite au XVIème siècle, elle fut reconstruite beaucoup plus petite en 1846 dans un style néo roman. On prête à Saint-Gengould le pouvoir d’aider les enfants à marcher. Monchel Notre Dame et Vandelicourt sont rattachés à la commune de Berles-les-Aubigny en 1790. Le nom officiel de Berles-Monchel est donné en 1961.

Découvrir Camblain l’Abbé

glise camblain 2L’église actuelle date de 1870, l’ancienne église ayant été démolie en 1866. Seul le clocher a été conservé, il est doté d’éléments de défense, chemin de ronde, échauguettes en encorbellement. L’église, de style gothique, avec sa flèche dentelée en pierre blanche, domine le village. La tour carrée (fin XVIème-début XVIIème), haute de 22 mètres est surmontée d’une pyramide octogonale dont les arêtes sont garnies de dentelures sculptées représentant des têtes humaines et des têtes d’animaux, des anges, des dragons et des feuilles d’acanthe.chapelle camblain

Juste avant l’église sur la gauche se trouve la ferme de l’abbaye. Connue dès 1214, cette ferme a vu de nombreuses évolutions dont la construction d’un porche du XVIIIème siècle. Il porte les armes des abbés de Mont-Saint-Eloi. Dans son livre « le Feu » paru en 1916, Henri Barbusse raconte ce qu’il a vécu dans cette ferme qu’il appelle « la ferme des muets. Un sentier découverte du village « Sur les pas des renards » permet d’apercevoir les 3 chapelles encore présentes dans le village.

– La chapelle Notre Dame de Pitié de style néogothique, bâtie en 1888. – La chapelle Saint Roch, à l’intérieur, une statue du Saint rappelle les épidémies du XIXème siècle. – La chapelle Saint-Pierre, encastrée dans une grange, présente une belle façade probablement bâtie en 1801.

camblainIl était une fois à Camblain un château…qui ne fut jamais achevé ! Les Mathieu, propriétaires terriens à Camblain décidèrent la construction du château vers 1820. Les travaux démarrèrent par la construction des deux ailes, malheureusement des querelles familiales provoquèrent des difficultés financières qui obligèrent la famille à interrompre les travaux. Le château ne sera donc jamais terminé. Les matériaux de construction des deux ailes existantes « les blancs du pays » viennent de l’endroit même de l’implantation du château. Pendant la guerre 1914/1918 les Etats-majors, français puis anglais, ont séjourné dans ce château. Parmi les personnalités qui y passèrent, on peut citer : les généraux Pétain, d’Urbal, Winston Churchill, Sir Douglas Haig.

Découvrir Hermaville

7.Chteau hermavilleL’église Saint-Georges a été construite en 1872. C’est une jolie église à trois nefs, de style classique, très bien éclairée. Le clocher (fin du XVIème siècle) se présente comme une tour carrée flanquée de glise hermavillecontreforts perpendiculaires, supportant eux-mêmes des échauguettes. Un parapet couronne cette tour qui est couverte par une flèche à crochets en pierre. Le château situé à proximité immédiate de l’Eglise a été construit en 1775. C’est une propriété privée. Les « censes » artésiennes typiques, à cour fermée, sont très nombreuses dans le village. Les plus imp.ortantes sont précédées de porches imposants, parfois surmontés de pigeonniers. Au centre du village, des maisons du XIXème siècle, en pierre calcaire, voisinent avec des fermes de briques, reconstruites à partir de 1949, sur l’emplacement de maison incendiée en mai 1940. La motte féodale située à l’extrémité de la rue du Moulin, deux chapelles propriétés de la commune, un chartil, un ancien abri pour le bétail ainsi qu’une des meules de l’ancien moulin constituent l’essentiel du petit patrimoine religieux et civil de la commune. Une promenade-découverte « les Porches »jalonnée de 7 plaques de valorisation invite à la découverte du village. La commune a obtenu le label « Village fleuri, une fleur » en 2012 et le label « Village-Patrimoine » en 2014.

Découvrir Magnicourt-En-Comté

ecole magnicourtDes fouilles archéologiques en 1976 ont permis de découvrir un cimetière mérovingien sur la côte de la « Voie d’zeur » (Voie dessus) vers Frévillers. Les poteries, armes et bijoux retrouvés sur le lieu sont exposés dans le hall de la mairie, visible aux heures d’ouverture. Le village est traversé par la rivière La Lawe qui prend sa source au hameau de Rocourt en l’eau.eglise magnicourt

De nombreuses sources grossissent cette rivière qui court vers la mer du Nord. L’église Saint-Léger, dont le clocher est du XIIème siècle, a la particularité d’être située à une extrémité du village car elle avait été construite pour deux paroisses, Magnicourt et Frévillers. L’ancien cimetière autour de l’Eglise a été conservé. Beaucoup de maisons et bâtiments agricoles sont en briques rouges témoignant de la présence de briqueteries à proximité du bassin minier.

Découvrir Mingoval

eglise mingovalL’église Notre Dame de la Visitation, construite au début du XVIème siècle, présente, outre son chœur de forme carrée, un clocher classé datant de 1599. C’est une belle tour carrée à contreforts perpendiculaires avec échauguettes et flèche de pierre. La flèche, à crochets sur les arêtes, penche vers l’ouest, mais moins cependant que la tour de Pise. eglise porche mingoval

Le cimetière clos, s’ouvre par un magnifique porche classé, deux dates y sont gravées : 1780 et 1883, date de la restauration de l’église. Du cimetière, on aperçoit un superbe oppidum. Près de l’église un très beau corps de ferme offre à la vue, sous le porche typique, dans la cour, un très beau pigeonnier. A la sortie du village, vers Béthonsart, petite chapelle bien restaurée par les propriétaires il y a quelques années.

Découvrir Noyelle-Vion

181. Place de Noyelle VionSite remarquable par l’enceinte qui englobe la presque totalité du village sur une superficie de 8ha (rectangle de 430m sur 200m). Le talus haut de 3m parfois est doublé d’un fossé extérieur encore profond128.Motte fodale Penin de 1.5m par endroit et transformé en chemin de terre à l’occasion. Ce site est celui d’un ancien oppidum gaulois (sorte de place forte), lieu de marché ou d’échanges. Au nord du village, à gauche en venant du hameau d’Izel, on aperçoit nettement les vestiges du talus et une motte féodale érigée vers l’an mille, sans doute pour défendre un des deux accès de l’enclos fortifié. Elle fait actuellement partie d’une propriété privée. Une promenade-découverte « les Belles Pierres » vous permettra la reconnaissance du site et la découverte du beau patrimoine bâti du village : manoirs, maisons de maîtres, demeures de la « Grande rue » édifiés en pierre blanche au XIXème siècle. Certaines sont décorées d’une « croix basque » dont la présence reste énigmatique.

Découvrir Penin

132.Lglise peninEn allant vers le hameau de Doffines, vous passez devant la chapelle Saint-Roch érigée en 1777. Pendant la guerre de succession d’Espagne (1701-1714), au cours des affrontements entre le duc de Marlborough (mieux connu sous le nom de Malbrouk) et le maréchal de Villars, Penin a perdu 135 âmes sur 221. Cette hécatombe n’était pas seulement due à la guerre, mais aussi à l’épidémie de la Suette (fièvre hémorragique) ; Saint-Roch était invoqué pour guérir les maladies contagieuses. 140. Le Chteau 1795 penin

De retour dans le village, admirez le château (dont la construction s’est échelonnée du XVIème au XVIIIème siècle) et ses 2 tours, l’une hexagonale et l’autre octogonale. On notera la différence d’architecture entre le bâtiment d’origine aux murs épais encore percés de meurtrières et les autres de constructions largement ouvertes et éclairées. C’est aujourd’hui le siège d’une exploitation agricole, de chambres d’hôtes et d’une ferme auberge. En montant vers l’église, voir la pierre Saint Martin ; la légende dit que le cheval de Saint Martin aurait glissé sur cette pierre en y laissant son empreinte. Ce bloc de grès de 2 tonnes est en fait un polissoir du néolithique. Laissez l’église sur votre droite et découvrez la superbe motte féodale (ouvrage de défense médiéval) située dans une propriété privée. Remarquez le clocher de cette église légèrement vrillé, sa flèche pyramidale recouverte d’ardoise. Vers Maizières, superbe cense artésienne en briques rouges de 1862 dotée d’un remarquable porche.

Découvrir Savy-Berlette

savyLe lycée agricole est installé dans les locaux du château de Berlette, construit en 1707. Ce château devient un couvent au début du XIXème siècle occupé d’abord par des religieuses Carmélites remplacées en 1815 par des bénédictines. Le château est racheté et passe ensuite de main en main ; En 1946, la fédération agricole y transfère son cours de mécanique agricole. La reconnaissance ministérielle est obtenue en 1956, le lycée agricole est créé en 1971. Il ne reste que les dépendances du château de Savy construit en 1704 par Maximilien de Beaurains et détruit par un incendie en 1976. savy 2

Après la révolution, le château passe à la famille Bouillez qui y fonde la première sucrerie dans ses jardins. Au cœur du village, le monument aux morts mérite un regard particulier de par son originalité et sa taille ainsi que par la présence du « poilu ». En face se trouve le buste d’Emile Decroix, vétérinaire militaire, fondateur de la société contre l’abus du tabac et propagateur de l’hippophagie. L’église Saint-Martin fait partie du circuit des flèches à crochets. Ce type de construction est typique du XVIème siècle. Elle possède un clocher fortifié en pierre de taille, de forme pyramidale. Cette haute tour imposante de 5 étages, la plus haute de la région, est couronnée par une terrasse crénelée et fortifiée.

– Contreforts perpendiculaires à chaque angle (caractère défensif accentué) – Chemin de ronde garni d’échauguettes, – Salles refuges et poste de garde à l’intérieur dont une pièce avec cheminée

savy 4Ce clocher est surmonté d’une très belle flèche ornée de crochets représentant des personnages, des feuillures ou des animaux. Autre époque pour la sucrerie qui lui fait face, imposant édifice de briques construit vers 1850 au rythme duquel les villageois ont vécu. En 1902, après plusieurs années de conflit entre les propriétaires et les producteurs de betteraves une coopérative est créée. Suite à la fusion des sucreries de Savy et de Lillers, le site de Savy est fermé en 1974. La réhabilitation de la friche industrielle a commencé 10 ans plus tard. C’est maintenant un très bel exemple de reconversion d’un bâtiment industriel en logements, locaux pour les associations, salle de danse, médiathèque etc… Le village a obtenu le label « Village-Patrimoine » en 2014.

Découvrir Villers-Châtel

villers chatel 2Au milieu d’un parc ouvert au public, le château (demeure privée) visible de la route apparait dans toute sa spendeur. Construit au XIVème siècle, il est une des places fortes des Bourguignons en conflit  avec les Armagnacs au cours de la guerre de Cent Ans, et il joue un rôle majeur pendant le siège d’Arras (1414).villers chatel 3

Au XVIIIème siècle il prend une allure classique (lucarnes en œil de bœuf sur la partie droite du toit). Restauré et agrandi au cours des années 1880 il doit son aspect actuel à des plans du Baron Béthune, contemporain de Viollet le Duc et oncle du propriétaire. A la même époque le châtelain fait construire une chapelle de la taille d’une petite église. Dans le parc, une grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes est accessible au public en empruntant le petit chemin à droite de la place des Martyrs.

Au XXème siècle pendant la Première Guerre Mondiale, le château servit d’hôpital, le front n’étant qu’à quelques kilomètres. C’est là que mourut, en 1915, le général Barbot. En 1944 le châtelain, alors maire, et cinq autres habitants sont déportés pour faits de Résistance. Un seul en reviendra.

Chaque année, le parc du château sert de décor à différentes manifestations.

 

Retrouvez l’ensemble de ces informations dans un livret disponible sur le Territoire ou en téléchargement ci-dessous.

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